Les Rh doivent être smacs

Pourquoi les RH doivent désormais être SMAC’S

Par Emilie - le mar 18 Juil 2017

Vous aviez peut-être entendu parler du KISSSS (« Keep it simple, straight, sexy and sustainable »), de la théoricienne des Happy RH, Laurence Vanhée ?

Il va falloir vous familiariser avec un vocable tout aussi affriolant : SMAC’S. Acronyme de Social, Mobile, Analytics, Cloud et Sécurité, ces outils et application sont devenus le nouvel eldorado des prestataires informatique et digitaux : +15% de croissance sur ce segment en 2016, et 19% du marché cette année.

Et cette nouvelle approche change beaucoup de choses dans les applications métier-en particulier RH.

Voici pourquoi.


 

S comme Social : parce que le collaboratif n’est plus une option

Les années 2000 ont été les années du Web, les années 2010 celles du Web social. 2,3 des 7,4 milliards de Terriens sont actifs sur les réseaux sociaux, et encore ce chiffre a vraisemblablement été largement dépassé le seul Facebook vient d’annoncer avoir passé la barre des 2 milliards.

Conséquence : les codes de communication propres aux réseaux sociaux sont devenus un langage commun, et pas seulement pour les générations Y et Z. Contrairement à l’email, la conversation n’y est plus univoque, les possibilités de commentaires, de partage… ont préparé l’émergence d’un nouveau mode d’échanges dans l’entreprise, illustré par l’essor des plateformes dites collaboratives (Slack, Microsoft Team, Azendoo, etc.).

L’intérêt ? Dans une étude récente (SMAC’S & RH, Impact du numérique dans la gestion des ressources humaines), un panel de dirigeants RH, SI ou de direction générale listaient leurs principales attentes lors du déploiement d’un de ces outils :

  • Fluidifier la communication (49% des sondés)
  • Augmenter la productivité (42%)
  • Diminuer le risque d’erreur (40%)

Plus adapté à un fonctionnement par petits groupes « projet », les outils collaboratifs évitent effectivement la perte d’information liées aux listes d’emails « reply all » à rallonge, permettent d’inclure au coup par coup des experts internes lorsque c’est pertinent, et donne à tous les intervenants une vision complète de la discussion.

 

M comme Mobile : parce que la flexibilité figure en haut des priorités

Moins cité dans cette étude, mais identifié par 23% des sondés comme un bénéfice potentiel, les outils collaboratifs doivent permettre aux RH de s’adapter aux besoins du nomadisme.

Et c’est un phénomène qu’il n’est plus possible d’ignorer. Dans notre livre blanc, Peut-on manager la génération Y et Z comme en startup ?, la flexibilité est apparue comme l’une des grandes revendications de ces nouvelles cohortes de salariés. 98% de ces jeunes actifs sont persuadés que la faculté de travailler depuis n’importe où est favorable à la productivité (la leur, et celle de leur entreprise).

Et cela passe par des applications RH accessibles sur l’outil avec lequel ils sont nés (ou ont au moins grandi) : le mobile. En 2016, 65% des Français possédaient un smartphone. Un chiffre qui culminait à 95% chez les 18-24 ans.

Seul problème, les entreprises sont encore réticentes à laisser se développer le phénomène de BYOD (Bring Your Own Device). L’étude SMAC’S et RH observe ainsi qu’à peine deux entreprises sur dix favorisent ou simplement autorisent l’usage de ces outils personnels au travail. Combat d’arrière-garde ? Peut-être. Mais ce blocage résulte aussi de vraies préoccupations de sécurité (on y revient plus loin).

BYOD ou pas BYOD, les directions des ressources humaines sont déjà 42% à avoir développé une ou plusieurs applications mobiles. Et 22% ont un projet en cours de déploiement. La gestion administrative du personnel, des temps, et de la formation (dans 58% des cas), sont les fonctions les plus communément accessibles.

 

A comme Analytics : parce que les RH n’échappent pas au ROI

Avec ces confrères des finances et du marketing, le DRH est l’un des plus gros pourvoyeurs de datas de l’entreprise. Datas qu’on lui demande de dompter, de mettre en perspective grâce à des KPIs soigneusement choisis  pour justifier du ROI de ses actions.

Au-delà de l’analyse des performances des actions RH, l’analytics est l’une des tendances fortes identifiées par Deloitte dans son étude annuelle sur la fonction. 60% des responsables RH voient ce sujet comme prioritaire, et les HR analytics ou people analytics constituent désormais une « brique » essentielle et attendue dans tout logiciel RH.

Mais on part de loin, puisque 29% des mêmes équipes RH s’estiment matures sur la question. Impression confirmée par l’enquête SMAC’S et RH : le premier outil d’analyse utilisé par les RH reste… Excel (61% des sondés). Loin devant les dashboards (45%) et le reporting à la demande (30%), que les outils SMAC’S permettent de démocratiser.

 

C comme Cloud : parce qu’il faut digitaliser sans plomber la DSI

On voit mal comment les SIRH pourraient revenir à un modèle de licence à l’ancienne… Déjà 43% des directions des ressources humaines ont souscrit à une application dans le Cloud, 19% en déploient, et 18% l’envisagent. Un changement radical du mode de consommation de l’informatique RH, confirmé par notre baromètre de l’évolution du logiciel RH, qui montre que 77% des équipes privilégient les solutions en mode SaaS. Les applications les plus « cloudifiées » sont les mêmes que celles passées en priorité sur mobile, auxquelles s’ajoute la formation.

Les raisons de ce changement complet de modèle ? Pour 32% des décideurs RH, c’est la rapidité avec laquelle le mode Cloud/Saas permet de mettre à jour les applications et de disposer d’un outil SMAC'S toujours en phase avec les attentes du marché et des collaborateurs.

Mais aussi pour 31% d’entre eux de permettre à la DSI de se recentrer sur ses missions stratégiques, et de se décharger de l’installation, de l’administration et du support de ces nouvelles applications. A l’heure où la digitalisation met les équipes SI en forte tension, et où les talents en la matière se font désirer, on se doute que l’argument porte auprès des RH…

 

S comme Sécurité : parce que sans ce « S » final le SMAC n’existe pas

A l’instar du mobile, la sécurité reste le principal frein à l’adoption du Cloud pour 43% des dirigeants interrogés. Protéger les données des employés, gérer les identités et les accès (ouvrir ceux des nouveaux entrants, fermer ceux des partants) constituent les premiers points de préoccupation dans les projets SIRH/SMAC'S.

Et ce souci de confidentialité des données explique que la paie et de gestion des rémunérations –informations sensibles s’il en est- figurent en bas du classement des application que les RH ont mis dans le Cloud ou sur mobile. De fait, sans ce « S » final, c’est tout l’édifice SMAC’S qui s’écroule…

 

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2 réponses à “Pourquoi les RH doivent désormais être SMAC’S”

  1. esn paris dit :

    SMAC’S, très bel acronyme. C’est donc les étapes pour les rh afin d’être full digital?

    • Emilie dit :

      Effectivement, c’est un bon résumé des attentes des collaborateurs d’aujourd’hui en entreprise. De nos jours, dans nos vies perso, nous sommes quasiment tous ultra-connectés, un smartphone à la main, nous avons pris de nouvelles habitudes (réseaux sociaux, e-commerce, …) et nous voulons retrouver ces pratiques en entreprise (Social, Mobile, Analytics, Cloud and Security !) 🙂

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