La gestion des talents façon « Bottom up » : Pourquoi vos collaborateurs en redemandent ?

Par Emilie - le mar 11 Sep 2018

L’évolution de notre société fait évoluer nos comportements face au travail et à la performance des entreprises. La gestion des talents évolue aussi car on ne fidélise plus de la même manière, on ne forme plus de la même manière, la donne a changé. Le collaborateur, considéré aujourd’hui comme un client, est devenu central dans la gestion des processus de l’entreprise. Et ses attentes sont telles qu’il s’intéresse beaucoup à la stratégie de l’entreprise et son évolution. L’approche Bottom-Up prend donc toute sa place et permet de bousculer les pratiques pour les adapter à la transformation de notre culture professionnelle : Évolution des codes du management, de l’organisation du travail  ou encore des services apportés aux salariés. Voyons pourquoi vos collaborateurs en redemandent et quelles pratiques on peut retrouver dans le cadre de la gestion des talents.

Des attentes clairement établies qui contribuent à développer la démarche "BottomUp"

De nos jours, nul ne peut ignorer les attentes des collaborateurs. Ils vous l’expriment, vous le montrent ou alors quittent votre entreprise.

Voici quelques exemples d’attentes rencontrées.

  Autour du développement professionnel

La responsabilisation / L’autonomie. Les collaborateurs souhaitent prendre des responsabilités plus rapidement et surtout les nouvelles générations, Y, Z. Prendre des responsabilités plutôt que de se cacher derrière celles des autres. Cela contribue à développer le sens au travail et par conséquent le bien-être dans ses missions du quotidien.

Ensuite l’autonomie, devant l’apparition du télétravail, des workspaces, se développe pour organiser le travail, laisser entrer la prise d’initiative, permettre la créativité. La recherche d’équilibre Vie privée / Vie professionnelle y est pour quelque chose. Pouvoir organiser ses activités autour de sa vie et pas l’inverse est très important.

Les collaborateurs savent également que leur carrière ne sera pas faite d’un seul métier, ne se déroulera pas dans une ou deux entreprises. Suivre leur développement professionnel, acquérir de nouvelles compétences, se former sont des actions fortes dont les collaborateurs sont très attentifs.

   Autour du sens donné au travail

Regardons vers l'expérience collaborateur et le sens donné au travail. Les collaborateurs ne recherchent plus des postes ou des métiers mais ils recherchent des expériences de travail dans lesquels ils s’épanouiront, ils pourront travailler en autonomie, en étant responsable et en participant activement à l’atteinte des objectifs collectifs de l’entreprise.

Ils recherchent également un sens à leur mission. D’ailleurs le rôle du manager est aujourd’hui de leur présenter leurs objectifs dans un contexte précis. L’entreprise a une vision, elle doit être visible, la transparence est de rigueur pour obtenir l’engagement des collaborateurs.

Le digital a également un poids dans l’expérience collaborateur. Travailler dans un environnement digital approprié est un critère mesuré dans l’expérience de chaque collaborateur. Le négliger est une erreur.

   Des attentes propices à la démarche "Bottom-Up"

L’approche "Bottom-Up" consiste à travailler de manière ascendante, c’est-à-dire permettre à toute l’équipe d’apporter sa pierre à l’édifice, du terrain jusqu'à la direction. A l’inverse une approche descendante, consistera à transmettre des objectifs ou une vision venant exclusivement de la direction et des cadres de l’entreprise. L’approche "Bottom-up" prend le pas quand on regarde les attentes citées ci-dessus. Le principe est de travailler de manière collaborative, de faire émerger les idées ou innovations du terrain. Le travail se fait avec une approche participative pour définir la stratégie d’évolution de l’entreprise. Tout ceci fait donc sens au travail et vos collaborateurs en redemandent. Développer la vision de l’entreprise ensemble est beaucoup plus motivant que de l’appliquer.

Cette approche peut être utilisée pour d’autres projets ou processus dans l’entreprise et peut devenir une pratique courante. La gestion des talents ne fait pas exception.

Pour la gestion des talents, l’idée est la même. Comment impliquer les collaborateurs dans la détection des compétences clés pour l’entreprise, dans la constitution d’équipes performantes et la fixation d’objectifs ? Voyons concrètement comment peut évoluer la gestion des talents avec une démarche "Bottom-Up".

La gestion des talents façon “Bottom-up”, c’est possible.

Voici 3 exemples concrets où l’on peut impliquer très facilement toute l’entreprise.

1. Connaître les compétences clés pour détecter les manques, les pépites de l’entreprise

La recommandation de compétences par les collaborateurs et managers entre eux est une approche "Bottom-up" tout droit sortie des réseaux sociaux. Comme sur Linkedin, les collaborateurs peuvent se recommander entre eux sur les compétences clés. Le principe est qu’ils ont pu constater des compétences comme étant importantes à la bonne marche de l’entreprise. Des applications RH comme Yootalent permettent de recommander ses collègues ou managers et la direction ou les Ressources Humaines disposent de leur capital compétences en temps réel. Plus besoin de mettre à jour son référentiel des compétences, il se construit selon une démarche organique venant du terrain.

2. La fixation des objectifs et l’évaluation de la performance.

Les collaborateurs ayant connaissance de la stratégie de l’entreprise, de la transparence de sa vision sont en capacité de définir leurs objectifs (validé par le manager bien sûr). Ceci permet de favoriser l’engagement des collaborateurs et leur responsabilisation. Ils acceptent plus facilement des objectifs qu’ils valident et dont ils trouvent un sens.

3. L’évaluation 360

A la fin de chaque mission chacun est amené à apporter son feedback à son ou ses collègues avec qui il a travaillé. Ainsi, les équipes se placent dans une démarche d’amélioration continue et peuvent faire tourner la roue du "Bottom up".

Conditions de réussite de la démarche Bottom up

3 conditions doivent être réunies pour garantir le succès d’une démarche "Bottom-up" en entreprise.

La première : faire confiance aux collaborateurs. S’il y a bien une valeur importante dans cette approche, c’est la confiance mutuelle à travers toute l’entreprise. Donner sa confiance, c’est laisser place à la responsabilité, à la créativité et donc à l’innovation.

La seconde : apporter toute la transparence nécessaire. Cela permet de jouer sur l’aspect Hiérarchie plate, de n’avoir qu’une seule communication pour tout le monde et permettre à chacun de s’exprimer, de participer.

La dernière : Le digital. Utiliser le digital pour collaborer et récupérer les données en temps réel pour les analyser et apporter du feedback régulier à vos collaborateurs. Messagerie instantanée, réseau social d’entreprise, suivi des objectifs, etc. C’est le lien pour travailler tous ensemble aujourd’hui !

 

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