Startup nation

La France, objectif « startup nation » : mais tout le monde veut-il être managé comme en startup ?

Par Emilie - le mar 18 Juil 2017

Il l’a dit, juste avant d’être élu, lors du deuxième sommet des startups organisé par le magazine Challenges. Il l’a répété ensuite, sur le salon Viva Technology : Emmanuel Macron veut faire de la France la « startup nation ».

Kézaco ? Il s’agit bien sûr de faire de notre pays une terre d’accueil pour les jeunes entreprises innovantes, celles qui seront –on l’espère- les géants de demain. Mais pas seulement : moins de contraintes, plus de prise de risques… C’est tout un esprit entrepreneurial que le nouveau Président veut favoriser. Bien au-delà du petit cercle des startupeurs, cette feuille de route va impacter l’ensemble des entreprises. Et donc les ressources humaines.


 

Qu’est-ce que le management en mode « startup » ?

Sujet de notre livre blanc (Générations Y et Z : un management comme en startup), le management en mode « startup » n’est pas si aisé à définir. Au-delà des clichés babyfoot/chief hapiness officer/afterwork, qu’est-ce qui caractérise les modes de collaboration des jeunes pousses ?

D’après l’enquête « Génération Startup » menée par JobTeaser.com, c’est avant tout l’agilité des process et des organisation, et la culture d’entreprise.

génération Y en entreprise

Plus globalement, les conclusions de notre enquête sur le sujet montrent qu’on peut fonctionner en mode startup sans être nécessairement une entreprise de moins de 5 ans, ni opérer dans la high-tech. Les ingrédients nécessaires ?

  • Le développement de l’agilité et de l’adaptation en temps réel.
  • Une organisation hiérachique aussi « plate » que possible
  • La priorité donnée au développement des compétences via la formation professionnelle
  • La capacité à repenser les modes de travail et de communication avec les collaborateurs
  • La mise en place d’outils digitaux efficients au quotidien

 

Tout le monde aime les startups ?

Vaste chantier… Et qui appelle une question d’importance : le jeu en vaut-il la chandelle ? Une transformation de cette ampleur va immanquablement susciter des résistances, et un responsable RH doit s’interroger sur l’adéquation entre ce modèle, et la culture d’entreprise dont il est le dépositaire.

Or au-delà des ouvrages polémiques sur la « face cachée des startups », la réponse à la question « tout le monde veut-il évoluer dans un environnement startup ? » est plus nuancée qu’on ne le croit.

 

La startup attire davantage les plus jeunes….

Selon une enquête de JOBaProximité, les 18-24 ans sont presque deux fois plus nombreux que les 25-34 ans à vouloir rejoindre une startup à ses débuts. Ces premiers membres de la génération Z à entrer dans la vie active plébiscitent l’idée d’une entreprise « fun » et « innovante » pour faire leurs débuts.

Et globalement les diplômes les plus « frais » choisissent de plus en plus d’intégrer des entreprises petites (12% des diplômes 2017 contre 9% des 2015-2016) et moyennes (24% contre 18%), au détriment des grandes (25% contre 33%).

génération Y en entreprise

 

… mais c’est très loin d’être leur seul horizon

Tous en startup, donc ? Pas si vite. Si l’idée de startup séduit de plus en plus les jeunes, et si l’ensemble des générations place la notion d’innovation et de dynamisme très haut dans ses critères de choix (43% des Français, 44% des 18-24 ans), le critère numéro un d’un candidat reste de trouver une entreprise dont les valeurs lui correspondent

génération Y en entreprise

L’enquête de JobTeaser montre d’ailleurs que les jeunes actifs évoluant en startup sont exactement aussi nombreux… que ceux qui ont quitté leur jeune pousse pour évoluer dans une entreprise « traditionnelle ».

 

Les « cheveux gris » ont aussi leur place dans cet univers

Toutes ces études montrent que le « désir de startup » est certes plus marqué chez les plus jeunes. Mais qu’elles attirent aussi les salariés plus chevronnés. Cela tombe bien : au fur et à mesure qu’elle grandit et se structure, une jeune pousse a besoin d’aller chercher des talents confirmés. C’est ce que montre l’exemple de Critizr, dont nous avons interrogé le Talent Acquisition Manager pour les besoins de notre livre blanc : avec 4 recrutements récent de « quadra », la startup est typiquement dans ce cas de figure.

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